hommage

Fernand CHOQUET

Fernand CHOQUET-Section 820- BP n°177 214 – UNP 38 319, est décédé le 20 février 2026 à l’âge de 84 ans.


Il intégra en 1960 à 18 ans le 3°RPIMa. Il fut détaché au 1°RPIMa pour un départ en Algérie en 1961. Il réintégra le 3°RPIMa en 1962 jusqu’en 1968. De 1966 à 1968 il fût détaché au 2°RPIMa dans le cadre des Forces Françaises à Madagascar. Ensuite il rejoignit le 2°RIMa au Mans jusqu’en 1974 pour rejoindre le 38° Régiment d’Instruction des Transmissions à Laval. 

En 1978 il fût affecté au 5°RIOM à Djibouti pour un an et rejoignit ensuite le 38°RIT. Il fût rayé des contrôles avec le grade d’adjudant le 4 septembre 1981.

Il effectua deux séjours en Algérie et une mission au Tchad. Il était titulaire de la médaille commémorative AFN avec agrafe Algérie.
Après sa carrière militaire il a été agent administratif au tribunal de grande instance de Lille, puis au tribunal de Saint Denis de la réunion et pour terminer au tribunal de grasse jusqu’à sa retraite.

Présent dans de nombreuses associations, son humilité et sa discrétion ont toujours étaient appréciées, c’était un adhérent de l’UNP exemplaire.

hommage

Yves MESTRE

Nous venons d’apprendre tardivement le décès de notre ami parachutiste Yves MESTRE- BP n° 148 517 obtenu en 1958- N° adhérent UNP 29 803. Yves s’est éteint le 4 octobre 2024. Il avait 85 ans.


Avec son frère jumeau André, il devance en 1957l’appel sous les drapeaux à l’âge de 17 ans. Il intègre le 17° Bataillon des troupes aéroportées du génie parachutiste à Castelsarrasin. 


Il a effectué de nombreuses opérations en Algérie au sein desquelles il s’est particulièrement distingué. Il a quitté l’armée en 1962.

Il était titulaire des décorations suivantes, Croix de la Valeur militaire avec une citation à l’ordre du régiment, croix du combattant, et la croix du combattant volontaire, des croix du combattant volontaire, la médaille d’Afrique du Nord et la reconnaissance de la Nation ainsi que la médaille d’Opérations de sécurité et maintien de l’ordre avec barrette Algérie.

Rendu à la vie civile en 1962, il rentre à la SNCF qu’il quitte 3 ans plus tard. A l’issue il exerce divers emplois en particulier chez « Poclain Levage » à Nîmes où ses solidescompétences professionnelles sont remarquées. En 1971, il entre au CHU de Nîmes jusqu’à sa retraite qu’il prit en 1995.

Esprit altruiste, il sert dans différentes associations où il n’hésite pas àprendre des responsabilités. C’est ainsi que pendant plus de 20 ans il a été le trésorier de l’association du CHU de Nîmes, puis le porte-drapeau de la FNACA à Saint-Georges de Didonne et le Maître de Cérémonie de la municipalité jusqu’en 2016.

Très apprécié, bon nombre de porte-drapeaux l’ont honoré par leurs présence pour son dernier voyage ou l’attendait l’Archange Saint-Michel.


La Section 820 présente à toute sa famille et ses proches ses plus sincères condoléances.

hommage

Gérard LEGIER

Monsieur Gérald LEGIER, le vendredi 10 novembre 2023, des suites d’une maladie déclarée voilà 6 mois. Il s’est éteint à l’âge de 84 ans à Caussade.


Il était né le 7 octobre 1939 à Oran en Algérie française.Il a grandi à Parmentier à côté de Siddi Bel Abbes, dans une famille de viticulteurs. Il était passionné de cheval, de photographie et de football.

 


Il n’a jamais oublié sa terre natale l’Algérie qu’il quitta à l’âge de 22 ans. Ce fût un choc violent, écartelé entre des sentiments de trahison et d’abandon. Il avait pour son pays une affection et un attachement indéfectible. Il en conservera seulement la langue, oui il parlait Arabe.

 
Arrivé en France il s’installa à Caussade et devint agriculteur/éleveur.


Erudit et féru d’histoire, c’était à lui seul une Bible du 20°siècle. Il aimait animer et débattre des convictions de chacun. Il poussait les intervenants dans leurs retranchements afin de retirait de leur démarche intellectuelle la quintessence de la pensée et de la réflexion. Il n’hésitait pas à lutter seul contre tous, car oui, disait-il, « nous pouvons avoir raison, seul contre tous ». Il faut avoir le courage de ses opinions s’ils sont argumentés avec cohérence et étayés par une solide démonstration.

Faisant souvent référence à Dostoïevski Il prônait la Beauté des choses. Cette Beauté, il la retrouvait en observant le ciel la nuit, avec sa fille à qui il enseignait la connaissance de « l’Univers ». La Beauté disait-il en regardant l’infini, sauvera le « Monde ».

 
Sur le plan purement militaire, il était détenteur du brevet parachutiste n°183 511 et adhérent à l’UNP à la Section de Tarn-et-Garonne depuis 2006 il portait le numéro 035975. Ancien appelé il a effectué une préparation militaire parachutiste avec la légion en 1958 à SidiBelAbbes. Il effectua son « service militaire » de janvier 1961 à décembre 1962. Ses supérieurs avaient décelé en lui des qualités pédagogiques indéniables.

 Pour ces raisons il fût désigné en tant qu’instructeur caporal à la formation des nouvelles recrues à la Compagnie d’Instruction du 18°RCP, puis ultérieurement à celle des sous-officiers au centre de formation du 65°BIMa en Afrique du Nord. Entre ces deux périodes il fut affecté au HARKI MONTEE au sein du 27°BIMa à TLEMCEM.


Ses décorations militaires étaient les suivantes :
1. Croix de la Valeur Militaire ;
2. Croix du Combattant ;
3. Médaille commémorative reconnaissance de la Nation Afrique du Nord ;
4. Médaille commémorative des opérations de sécurité et du maintien de l’ordre ;
5. Médaille commémorative d’Afrique du Nord.


Il était Délégué Départemental de Tarn-et-Garonne du Cercle National des Combattants fonction qu’il a assumé avec opiniâtreté.
Il repose aujourd’hui au cimetière de Caussade, auprès de Saint-Michel patron des parachutistes. 

Paix à son âme et toute notre compassion à sa famille en particulier à Alix, Marianne et Jean-Philippe. Nous ne l’oublierons pas.

hommage

Eloge funèbre du Colonel Yves PIRAME
Abbatiale de Moissac 11 mai 2023

Monsieur, Madame, en tant que Président de la Société des Membres de la Légion D’Honneur de Tarn et Garonne, dont

votre père était un des plus anciens membres, il me revient de
prononcer l’éloge funèbre du Médecin Colonel Yves Pirame devant lequel tous les membres de la Légion d’Honneur s’inclinent aujourd’hui avec respect.
Mon Colonel, vous êtes né le 11 mars 1929 à Tananarive
dans une famille de militaires. Votre arbre généalogique est à
lui seul une illustration de la présence de la France dans le
monde avec La Réunion par votre père et Madagascar par
votre grand-mère. S’il n’y a pas de déterminisme dans votre
vie, on ne peut pas exclure que l’imprégnation familiale va déterminer votre vocation coloniale et militaire.

Après des études secondaires au Lycée Faidherbe de Saint-Louis du Sénégal, vous êtes
admis en 1948 à l’Ecole du Service de Santé Militaire de Lyon. Vous terminez votre cursus
universitaire par une licence en Psychologie obtenue à la Sorbonne en 1953. En 1954 vous
devenez Docteur en médecine de la faculté de Paris et vous rejoignez l’Ecole d’application du
Pharo à Marseille en 1955.
C’est alors que commence véritablement votre carrière de médecin des troupes coloniales
puisque vous servez sous le képi rouge amarante à l’ancre d’or de 1955 à 1975 d’abord en
brousse au Tchad, puis dans les hôpitaux de Ouagadougou, Nouméa, Yaoundé, Saïgon.
Vous franchissez tous les grades du Service de Santé des Armées, Médecin Lieutenant en
1953, Médecin capitaine en 1957, Médecin Commandant en 1964 Médecin-Chef en 1970 et médecin Colonel en 1975.
En 1976, vous êtes admis à votre demande à faire valoir vos droits à la retraite. Mais votre
engagement au service des autres et de la médecine n’est pas terminé pour autant. En effet,
de 1977 à 1994 vous dirigez le Centre Médical des Entreprises travaillant dans le monde
entier et vous assurez notamment le suivi des expatriés et de leurs familles. En 1978, vous
êtes élu secrétaire général du syndicat professionnel des anciens médecins des Armées
exerçant la médecine libérale. En 1980, vous participez comme membre fondateur à la
création d’un comité d’information médicale.

En 1990, vous devenez président fondateur de l’Association des anciens et amis de

l’Hôpital GRALL à Saïgon qui a été de 1860 à 1976 le fleuron de la médecine militaire
française outre-mer.
Je n’oublie pas non plus votre engagement dans la vie municipale de Moissac puisque vous
serez conseiller municipal de 1999 à 2001 sous le mandat de Monsieur Jean-Paul Nunzi.
Enfin, vous êtes aussi ce qu’on appelle aujourd’hui un lanceur d’alerte. Vous n’avez de
cesse que d’intervenir sur les problèmes de santé. En 2022, vous appelez à régir dans la
presse sur le problème des urgences de l’hôpital de Moissac. Pour répondre aux problèmes
de désertification médicale, vous appelez à la mobilisation des médecins retraités et vous
préconisez même un retour au service militaire pour les étudiants en médecine.
Mon Colonel, vous avez ainsi donné près de 30 années au service de votre pays. Vous
avez participé à la grande épopée des médecins coloniaux. Vous êtes un des acteurs de
l’œuvre immense réalisée par ces médecins coloniaux dont la France n’a pas à rougir.
Vos états de service sont élogieux. Les services effectués au profit du Ministère des
Colonies, de la Coopération, des DOM TOM et des Affaires Etrangères vous ont valu de
hautes récompenses militaires : La croix de chevalier de l’Ordre national de la Légion
d’Honneur, la Croix de Chevalier de l’Ordre National du Mérite, la Médaille d’honneur du
service de santé des Armées, la médaille d’argent du ministère de la Santé et des
décorations étrangères dont l’ordre national de la République de Haute Volta.
Mais, mon Colonel, vous n’êtes pas simplement qu’un médecin de terrain. Vous
consacrez du temps à la recherche scientifique. Vous contribuez notamment par vos
publications à une meilleure connaissance des maladies tropicales. En reconnaissance de vos
travaux, vous êtes admis à la Société de pathologie exotique de Paris en 1963 et vous êtes
reçu comme membre titulaire à la Royale Society of Tropical Médecine et Hygiène de
Londres en 1983.
Vous laissez aussi de bons souvenirs dans les pays où vous ont conduit vos différentes
affectations de votre carrière coloniale. J’en veux pour preuve la présence dans les bons et
mauvais moments de votre vie des représentants des pays où vous avez servi, Evêque,
prêtres africains, hommes politiques. Ces présences amicales témoignent de l’amitié
suscitée et du dévouement que vous avez manifesté avec votre épouse à chaque endroit où
la Providence vous a conduits.
Mon Colonel, il est des hommes qui nous marquent, il est des hommes qui nous
entraînent par leurs convictions. Vous êtes un de ces hommes. Vous êtes un Officier fier
d’appartenir à une Communauté particulière qui exige de ses membres un dévouement
total. Vous êtes un officier colonial qui écrit à l’automne de sa vie : »je veux vouer mes
forces déclinantes à me faire le thuriféraire de la fierté coloniale ». Vous êtes un érudit.
Vous êtes enfin un honnête Homme au sens noble du terme.

Vous êtes aussi un chrétien engagé et un disciple missionnaire. Vous avez témoigné tout

au long de votre vie de votre Foi. Je reprends vos paroles prononcées à l’occasion de
l’anniversaire de vos 88 ans. Vous disiez : »la vieillesse est la dernière ligne droite menant à
l’heureux accomplissement de la vie reçue. » Enfin je veux évoquer votre engagement dans
le scoutisme dès votre plus jeune âge. Vous y faites l’apprentissage des valeurs telles que la
solidarité, l’entraide et le respect. Ces valeurs seront les marqueurs de votre vie. En 2014
dans une sorte de testament spirituel vous demandez qu’on chante le chant de la Promesse
au cimetière.
Vous étiez membre et administrateur de notre Société de la Légion d’Honneur depuis
1976 et vous en étiez le vice-président d’Honneur. Il était normal que cette Société vous
rende cet hommage.
Qu’il me soit enfin permis d’adresser à votre famille l’expression des sentiments
attristés des Membres de la Légion d’Honneur. Je m’incline devant vous, Mon Colonel, et je
m’associe à la douleur de votre famille.

Lieutenant-colonel BON

Le Président de la Légion d’Honneur de Tarn-et-Garonne