Rallye : Brive/Toulouse – Tronçon : Caylus/Toulouse

Ce lundi 31 mars 2025 au poste de sécurité de Caylus nous attendions avec impatience l’arrivée des 9 coureurs de l’UNP, qui étaient partis lematin de Gramat dans le Lot. A 15h30 sous un soleil particulièrement clément les premiers arrivèrent. La fatigue présente sur les visages mettait en évidence l’opiniâtreté et la détermination des participants. Ils n’avaient rien lâché.
Après de longs étirements faits très méthodiquement ce fut le reconditionnement et la préparation de la prise d’armes.

La journée continua par une remise de gerbe à un des monuments aux morts du camp de Caylus présidée par le GCA (2S) GUIONIE sous le regard attentif du colonel Stéphane BONNARD chef de corps du CFIM de la 11°brigade parachutiste.
L’Amicale du 6°RPIMa par son dynamisme et le pragmatisme de son Président Olivier de CARVALHO,accentua la réussite de cette journée par une organisation sans faille. Le repas du soir préparé par l’Amicale et pris en commun se révéla être un moment de convivialité particulièrement apaisant où les échanges furent constructifs. Tout se petit monde se quitta tôt dans la soirée afin de récupérer de cette journée particulièrement dense.

Le lendemain, mardi 1 avril 2025, huit heures  marqua le départ pour le tronçon Caylus – Saint-Antonin Noble Val – Montricoux – Nègrepelisse – Saint-Etienne-de-Tulmont – Montauban. Le peloton s’arrêta devant le PC  de Caylus afin de remercier le colonel BONNARD pour son accueil.

Le premier relais à vélo, bonnet sur la tête, mains gantées, s’élança rapidement vers Caylus, avec la ferme intention d’avaler les kilomètres le plus rapidement possible. La fraîcheur matinale accompagnée par un vent modéré, ne fit en aucun cas reculer la détermination des sportifs, elle facilita même leur ardeur.

Tête baissé sur le guidon, les pieds chevillés dans les cale-pieds, un seul objectif, Saint-Antonin. Les vélos serpentèrent le long de la route longeant la Bonnette, petit cours – d’eau bien connu des pêcheurs de truites. Les vélos continuèrent d’avaler le serpent de bitume entre Caylus et Saint-Antonin, à un rythme soutenu. Même si les montures n’étaient en aucun cas des purs-sangs, elles amenèrent  leurs jockeys tel pégase parcourant l’azur bleutéevers leur première destination.

Arrivé au parking du petit village médiéval, le relais passa en mode course à pied. L’équipe mixte composée d’une réserviste du 3°RPIMa et d’un policier de Carcassonne commença par gravir la côte de Saint-Antonin d’une longueur de 1500m. Tout comme le relai vélo, ils s’élancèrent avec enthousiasme, et vaillamment à l’assaut de cette pente redoutable. Ilsdomptèrent cet obstacle avec panache. Le fantastique paysage des gorges de Saint-Antonin où coule l’Aveyron leur firent oublier la souffrance infligée par leurs jambes. Ils arrivèrent au sommet, plein d’allant. Puis ils s’engagèrent dans une longue ligne droite, semée de dos-d’âne, laissant apparaître ainsi de petits monticules goudronnés,partageant le cheminement, en de cours tronçons. Ils augmentèrent la cadence, car ils savaient qu’il ne restait que 4 kilomètres avant le prochain relais. Le vent commença à se manifester, mais cela n’altéra pas le moral de l’équipe.

Le coach Jacques DESPLANCHES l’organisateur du rallye et Président de la Section 190 de l’UNP décida que le prochain relais serait encore un coureur. Le témoin se passa rapidement et un coureur solitaire cette fois, attaqua de front le macadam. Sans se poser de questions ses enjambées avalèrent l’asphalte tel un guépard attaquant sa proie.

Quelques véhicules étonnaient de voir tant d’activités sur cette route, firent des appels de phares et pour les plus avertis saluèrent de la main le gladiateur de la route. Au loin, brillaient les pierres des maisons de Montricoux composées de pierres centenaires. Le bourg était enveloppé par une douce lumière aux couleurs chaudes. Les habitants regardaient cette caravane traversant leur village, telle des chevaliers arrivant du moyen-âge. Etonnaient, leurs regards suivaient les « passants » qui repartirent aussi vite qu’ils étaient arrivés. Au passage l’équipe salua le moulin de Montricoux où l’Aveyron cheminait paisiblement entre celui-ci et la chaussée bien ancrée dans le fond de la rivière.

Ils quittèrent les paysage bucoliques pour affronter l’asphalte en direction de Nègrepelisse. L’organisateur resta dans son coaching et c’est lui, tel Hercule qu’il prit le relai à pied. Il partit d’un pied alerte, il regardait devant lui, sans se retourner, seul le but lui incombait traverser Nègrepelisse tel l’éclaire. Ses jambes allaient au rythme de ses bras, c’est-à-dire vite, il respirait rapidement, la sueur coulait sur ses tempes, le village de Nègrepelisse était en vue certes, il avait cependant moins de charme que Montricoux, mais il vivait. Les habitants faisaient leurs course en se demandant probablement quels étaient ces « être » qui venaient perturber leur quotidien. Le coureur devait slalomer entre les trottoirs, bifurquer d’un rond-point à un autre rond-point tout en suivant la voiture guide. La sortie du village n’est pas loin, bientôt la fin de son relais. Et subitement, un ralentissement au centre du village, des routes barrées, des panneaux de déviationnous ordonnant de passer ci-et-là, incompréhension puis stupéfaction, c’était le jour du marché.

Qu’à cela ne tienne, immédiatement notre instinct parachutistes refit surface. Nous nous guidâmes en regardant le soleil « toujours à gauche » et nous vîmes apparaître le panneau « veille route de Montauban » ouf nous étions sauvés. Quelques kilomètres plus loin, le relai changea de personnes.

Le GCA (2S) GUIONIE et l’équipe de Saint-Antonin prirent la main. Cette Team est un symbole, puisqu’elle montre parfaitement le passage de témoin entre les anciens et les jeunes. Le soleil rayonnait de plus en plus. Nous entendions au passage des coureurs les bruits des tennis sur le goudron agressé avec souplesse. Les coureurs parlaient entre eux. Ils évoquaient probablement la stratégie à suivre jusqu’à l’arrêt déjeuner prévu à midi au gymnase de Saint-Etienne-de-Tulmont. 12h00 les hostilités cessèrent. Tout le monde se rassembla autour du camping-car et dégusta paisiblement un succulent repas. Montauban n’est qu’à 10km, autrement dit un petit-bond.

Il fut décidé de poursuivre en courant jusqu’au stade du Ramierou, et d’emprunter à partir de là, la Coulée Verte pour finir au 17°RGP.

 

 

Les deux coureurs partirent de Saint-Etienne de Tulmont à 13h00. Ils s’aperçurent rapidement que le port d’une casquette aurait été utile, hélas, personne n’avait de couvre-chef. Qu’à cela ne tienne, ils feront avec , et se soutiendront mutuellement en cas de fatigue. L’arrivée au stade se fit sans réelles difficultés. Tous se regroupèrent puis se dirigèrent ensemble dans une course à pas tranquilles vers l’arrivée de l’étape qui se trouvait à 3,5km.
20 minutes plus tard ils franchirent l’enceinte du 17°RGP où les attendaient la Section 820 de l’UNP et l’Amicale du 17°RGP. Le commandant en second du régiment le lieutenant-colonel Olivier BAGLIN est venu saluer les coureurs et leur souhaiter la bienvenue.

Le dépôt de gerbe au monument aux morts du 17°RGP en fin de soirée a permis aux autorités civiles et militaires de se rencontrer. Au-delà de cet aspect protocolaire se furent les échanges entre l’UNP, l’Amicale du 17°RGP représentée par le colonel Edmond BLATT et les militaires d’actives toutes catégories confondues qui ont été enrichissants. Ces échanges ont permis de lever le voile sur ce qu’était réellement l’UNP et d’affirmer ainsi la réalité et surtout de contrer voire de gommer les « on dit que » souvent évoqués par d’anciens militaires nostalgiques d’un passé regretté.

La soirée se termina par repas dans un restaurant à proximité de l’enceinte militaire où étaient invités le commandant en second et les présidents de catégories.
Le lendemain mercredi 2 avril 2025, 05h30 prise du petit-déjeuner et départ pour la dernière étape Montech-Toulouse par le canal du Midi. La météo capricieuse (vent violent et pluie) obligea l’organisateur à décaler le départ vers un point plus proche de l’arrivée. Les coureurs à vélo partirent alors de Pompignan.
Le vent et la pluie ne les ont pas épargnés. Ce fut un parcours d’équilibriste, l’étroitesse du chemin et les bourrasques de vent, n’ont pas cessé de fairevarier les trajectoires choisies par les coureurs, les obligeant constamment à être sur le qui-vive. Arrivés au niveau de la Gare Matabiau à Toulouse un personnel de la Section 310 sur un scooter, pris en charge l’équipe sur les derniers kilomètres de l’étape toulousaine qui s’effectuèrent en courant par toute l’équipe réunie. Ils franchirent la ligne d’arrivée au 14°RISLP à l’heure prévue c’est-à-dire 09h 30.
Tous se congratulèrent, les organisateurs du FORUM vinrent les féliciter vivement. Les coureurs à ne pas en douter redorèrent le blason de l’UNP.Ce défi, donna un coup de jeune à cette association en quête de renouveau et qui souhaite donner un nouvel élan à l’UNP. Le but a été atteint avec panache et élégance.
Le soir au cours du repas de gala, le général GUIONIE président de l’UNP remis en présence de toute l’équipe et des organisateurs un chèque de 3835€ au Président de l’Entraide Parachutiste.

 

Thierry BAUER

Président de la Section 820 de l’UNP