Fin avril 2026 a eu lieu au 17°RGP une Préparation Militaire Terre (PMT). L’encadrant un ancien adjudant-chef Francis DEGRELLE connaît parfaitement la jeunesse, puisqu’il a servi entre-autre au lycée militaire d’Aix-en – Provence mais aussi au 17°RGP. Sa connaissance du « système » pourrait se comparer à la palette de couleurs d’un peintre.
Aujourd’hui il sert toujours comme réserviste à la 5°compagnie de combat du 17°RGP dont le commandant d’unité (CDU) est le capitaine Richard HALOUIN. Tous deux sont adhérents de la section 820, et le CDU son ancien trésorier.
J’ai rencontré bien en amont ce chef de section, qui me parlait sans cesse et à juste titre de sa crainte du manque d’information vis-à-vis des jeunes, qui n’allaient pas tarder à franchir les grille de ce beau régiment.
Ancien certainement, mais pour l’aider, il créa un compte bien connu sur lequel, au-fur-et-à mesure venaient se greffer les futurs participants. La magie opéra, quand les candidat se présentèrent le dimanche soir tout fut limpide et l’accueil des plus chaleureux, pas de surprise. Tous connaissaient à l’avance l’emploi du temps, qui bien entendu connu quelques aménagement en conduite, mais rien de grave.
Pour certains l’épreuve allait commencer, celle de la vie en collectivité. En effet, si l’on réfléchit un instant nous vivons dans un monde où l’individualisme règne. Même si des personnes et pas des moindre disent reconnaître dans les réseaux sociaux une certaine convivialité, nous ne pouvons affirmer qu’ils rassemblent avec la même force et la même volonté d’entreprendre que la présence humaine réelle.
La perceptions des effets militaires fut à elle seule une véritable remise en question. Quelques-uns, apprécièrent ce changement d’état, pour d’autres ce fut l’entrée dans un autre monde. Ces vêtements allaient sans aucun doute les sortir de leurs conforts habituels. Cela aller-t-il changer leur état d’esprit ? Avouons que si nous revenons un peu en arrière, je me souviens avoir lu « Quand j’entends les talons qui claquent, je vois les cerveaux qui se referment ». Cette phrase m’avait interpellé, heureusement ce n’est pas vrai aujourd’hui et ça ne l’était pas hier non plus. Les réseaux sociaux n’existaient pas à cette période, l’information sur l’Institution Militaire était réduite à sa plus simple expression. De plus, à cette époque, la société était en pleine mutation, les idées divergeaient sans raison apparente réelle, les « on dit que », « les bruits de couloir » éclataient au grand jour, bien souvent basés sur des faits incohérents.
Autre épreuve, la patience, le monde dans lequel nous vivons va très vite, nous voulons tout, tout de suite, maintenant, là. La notion de temps est différente, l’impatience des jeunes est débordante. Et pourtant, durant ces quelques jours sous les drapeaux, ils vont devoir revoir impérativement leurs copies.
Les premiers cours commencèrent rapidement, marcher au pas, découvrir les valeurs de la France, voir ce qui se cache sous les couleurs du drapeau national, apprendre les grades, démonter et remonter une arme bref, le début de la formation militaire. Force et de constater que tous se sont rapidement pris au jeu. Pour cela je laisse la place à un volontaire PMT qui raconte avec ses mots, ses propres émotions, son propre ressenti, ses quelques jours passés au 17°RGP et au camp militaire de Caylus.

« Nous sommes arrivés le dimanche après-midi, sans trop savoir à quoi nous attendre. Dès le lundi matin, le ton était donné : la semaine allait être intense, rythmée et très enrichissante.
Les deux premiers jours étaient plutôt consacrés à la théorie. On a découvert l’histoire de l’armée de Terre, ses valeurs, mais aussi des aspects plus techniques. Par exemple, on a appris à démonter et remonter un FAMAS et toutes les règles pour son utilisation.
On a aussi fait pas mal de sport : marche de plusieurs kilomètres avec sac à dos, course à pied de plusieurs kilomètres et surtout le parcours d’obstacles, qui est une épreuve emblématique de l’armée. C’était parfois difficile, mais ça nous a permis de nous dépasser et de renforcer l’esprit de cohésion dans le groupe.
La suite de la semaine s’est déroulée sur le camp d’entraînement de Caylus, où nous avons pu mettre en pratique tout ce qu’on avait appris. C’est clairement là qu’on a le plus appris. On a dormi dehors, fait des gardes, appris le lancer de grenade et utilisé un simulateur de tir. Cette immersion sur le terrain nous a permis de mieux comprendre les exigences du métier de soldat.
Nous étions tous présents pour des raisons différentes : découvrir l’armée, confirmer un projet, enrichir un dossier ou simplement vivre une nouvelle expérience. Mais on en ressort tous avec le même constat : l’apprentissage sur le terrain est bien plus marquant et formateur que la théorie seule.
Tout au long de la semaine, nous avons été encadrés par des militaires réservistes du 17e Régiment du Génie Parachutiste, à l’écoute et investis. Ils ont su nous transmettre leurs connaissances, nous motiver dans les moments plus compliqués et nous accompagner avec sérieux et bienveillance.
Nous remercions le 17e RGP pour cette semaine dense mais très enrichissante, qui nous a permis de découvrir concrètement les grandes lignes de l’armée de Terre.
Enfin, un grand merci à l’adjudant-chef Degrelle pour son engagement, son écoute, sa bienveillance et la confiance qu’il nous a accordé. En supervisant l’ensemble de cette semaine avec sérieux, il a largement contribué à sa réussite.
Alors pourquoi pas maintenant une préparation militaire parachutiste ? ».

A la lecture de ce « courrier », force est de constater qu’il est important de planifier correctement ces PMT. Le manque d’anticipation, implique une vision étroite, voire nulle et conduit inévitablement vers un laxisme qui décrédibiliserait l’armée et l’organisateur.
L’on me dira probablement à quoi sert cet article ? A-t-il sa place dans le DLP ? Ma réponse est oui. L’encadrant de cette PMT est adhérent à l’UNP, il est réserviste. Son contact avec les jeunes est fondamental. A travers cette formations, il insuffle un état d’esprit et suscitera inévitablement des vocations. Si nous voulons que perdure les valeurs de l’UNP, il faut être au plus près de la jeunesse, se faire connaître. C’est en commençant par ses PMT que le jeunes appréhenderont au mieux le métier des armes, qu’ils évalueront la qualités des cadres militaires, leurs compétences souvent méconnues, et leur attachement pour la France. Je suis certain, que parmi ces jeunes, quelques-uns, seront demain avec leur SOA sur les câbles d’un A 400M. Ne craignons pas de passer le flambeau, au contraire, anticipons cela, et soyons fiers de ce que nous faisons, c’est ça, l’esprit parachutiste. Donnons du temps au temps, mais et surtout, le temps qu’il faut à temps.